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Accueil » L’IA peut produire des inexactitudes, mais l’assurance ne peut se le permettre

Le danger des modèles probabilistes en assurance de dommages

Dans le secteur des technologies, une petite défaillance logicielle ou une réponse automatique inexacte est considérée comme un bogue. Sur le marché canadien de l’assurance de dommages, la même erreur peut donner lieu à une réclamation au titre de l’assurance E&O, à une atteinte à la réputation ou à un sinistre non assuré qui met en péril l’entreprise d’un client.

Le gestionnaire d’un cabinet de courtage qui cherche à intégrer l’IA générative dans le flux de travail est confronté à un décalage fondamental : les modèles d’IA sont probabilistes tandis que les contrats d’assurance sont déterministes. Cette distinction doit être bien comprise pour être en mesure de gérer prudemment l’expansion de vos activités et l’augmentation de vos risques.

 

Les nuances

L’IA générative excelle à décoder l’intention de la personne. Un courriel désorganisé et chargé sur le plan émotionnel? Un outil d’IA peut faire une analyse instantanée et déterminer que le client est inquiet et qu’il souhaite mettre sa police d’assurance à jour à la suite d’une rénovation récente. Cette partie ne pose pas de problème pour l’outil.

C’est la compréhension réelle qui pose systématiquement des problèmes à l’IA.

Le langage de l’assurance est d’une absolue précision. Un grand modèle de langage public n’a pas une connaissance inhérente des différences légales qui existent entre « eaux de surface », « refoulement des égouts » et « inondation » dans le libellé spécifique d’un assureur canadien. L’outil utilise des moyennes mathématiques pour prédire le prochain mot à insérer dans une séquence, compte tenu des données d’apprentissage. Il ne peut pas lire entre les lignes d’un profil de risque complexe ayant été établi pour une entreprise.

Si un outil IA omet une exclusion ou interprète mal une sous-limite dans le résumé produit à l’intention du client, le courtier qui transmet ce résumé doit en assumer la responsabilité.

 

Les véritables enjeux : sinistres non assurés et E&O

Prenons, par exemple, une entreprise cliente qui indique que des « biens sont stockés hors site ». Un courtier (intervention humaine) commence tout de suite à poser des questions : De quel type de stocks s’agit-il? Les lieux sont-ils climatisés? Quel est le degré de protection incendie à cet endroit? Un agent conversationnel en vente libre est plus susceptible de répondre ce qui suit : « Votre police couvre les biens appartenant à l’entreprise. » Il ne mentionnera pas que la couverture des biens hors site fait souvent l’objet de restrictions importantes ou exige un avenant distinct.

Lorsqu’un sinistre se produit, le client se voit obliger d’assumer la perte pour les biens non couverts. Et le courtier doit s’expliquer auprès de l’assureur de son assurance E&O.

 

Où vos données sont-elles conservées?

Les outils d’IA générative ont un problème structurel inhérent : leur apprentissage se fait à partir des données publiques sur Internet. Le web contient beaucoup de renseignements généraux sur l’assurance – mais il ne fournit rien sur le risque spécifique que vous cherchez à placer.

Le tableau réel sur l’assurance de votre client se trouve derrière les murs coupe-feu : dans votre système de gestion de courtage (BMS) et dans les portails des assureurs. Les outils en vente libre ne peuvent voir l’historique des sinistres de votre client, les limites en vigueur ou les lignes directrices relatives à votre pouvoir d’engager la responsabilité de l’assureur sur les marchés. Ils répondent aux questions sur un client qu’ils n’ont jamais rencontré.

 

L’IA spécifique à l’assurance : une meilleure solution

Les fournisseurs de technologies des assurances (« insurtech ») proposent une solution pour régler ce problème. Un nombre croissant de plateformes possèdent maintenant des outils d’IA qui se connectent directement au système de gestion de courtage et aux systèmes des assureurs à l’aide d’interfaces de programmation (API) ou de pipelines de documents sécurisés. Au lieu de deviner à partir des renseignements publics sur le web, ces outils travaillent avec les données clients réelles et les documents des assureurs qui ont été vérifiés – ce qui réduit de façon importante le risque d’hallucination et, de façon plus importante, les erreurs dans la couverture.

Il ne s’agit pas de solutions parfaites non plus, mais elles offrent un profil de risque fondamentalement différent du profil obtenu lorsque les renseignements du client sont chargés dans un agent conversationnel public.

 

Pour et contre : l’IA générative pour les courtiers d’assurances

Pour Contre
Gain de temps : Résume les rapports de 60 pages sur le risque d’entreprise en quelques secondes. Risque d’hallucination : Peut confirmer sans l’ombre d’un doute une garantie qui est exclue
Classification en fonction de l’intention : Peut trier les courriels des clients entrants en fonction de l’urgence et du sujet Contexte et angle mort : Ne peut évaluer la réalité physique d’un risque ou fournir des explications pour renforcer la confiance du client
Rédaction efficiente Peut créer les premières versions des courriels, des avis de renouvellement et des documents marketing Atteinte à la vie privée : Contrevient à la LPRPDE et la Loi 25 du Québec lorsque les données clients sont collées dans les outils publics

 

IA en vente libre c. IA spécifique à l’assurance

La distinction a une grande importance dans la pratique :

  • Outils publics (ChatGPT, Gemini, etc.) : Non connectés aux écosystèmes du secteur de l’assurance. Aucun accès aux données sur l’appétit pour le risque des assureurs, aux dossiers clients ou aux lignes directrices des assureurs sur le pouvoir d’engager leur responsabilité. Les données saisies peuvent être absorbées par les modèles d’apprentissage publics, notamment les versions en vente libre.
  • Plateformes spécifiques au secteur de l’assurance : Conçue en fonction des besoins du marché de l’assurance de dommages. Elles maintiennent les données au Canada, respectent les structures d’autorisation et peuvent extraire les documents directement du système de gestion de courtage ou des portails des assureurs. Elles jouent le rôle de copilote dans une boucle fermée pour générer un résultat lié à la police d’assurance actuellement en vigueur.

 

À retenir

L’IA est un outil de productivité légitime pour les courtiers d’assurances. L’outil peut traiter des quantités importantes de renseignements, réduire le fardeau administratif et aider à structurer l’information à une vitesse qu’aucun être humain ne peut atteindre. Mais l’outil ne peut remplacer le jugement professionnel – et dans le secteur de l’assurance, cette distinction peut faire toute la différence.

Utilisez l’IA spécifique à l’assurance pour effectuer le gros du travail associé à la conservation des données. Demandez à un courtier autorisé d’effectuer la vérification finale pour toutes les communications associées à une couverture. L’IA peut trouver les réponses plus rapidement. Il faut une intervention humaine pour s’assurer que ces réponses sont exactes.

 

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Veiller à l’harmonisation avec les cadres réglementaires et les normes

Les principes s’harmoniseront avec les lignes directrices internationales en matière d’IA (p. ex., ISO 42001, cadres de l’OCDE) et les règlements propres à certains secteurs (p. ex., RIBO, BSIF, AMF) suivies par les parties prenantes. Le respect des normes juridiques aidera les organisations à composer avec les exigences des différents territoires, à promouvoir des pratiques durables et à prévenir l’utilisation abusive des données d’IA.

Encourager l’innovation responsable en IA

Les principes encourageront la communauté des courtiers à innover de manière responsable en développant des systèmes d’IA qui donnent la priorité au bien-être des consommateurs, à l’inclusion et à l’équité, tout en évaluant les répercussions sociales, environnementales et économiques de leurs solutions d’IA.

Promouvoir la responsabilisation dans la surveillance de l’IA

Les principes d’IA renforceront la responsabilisation à tous les niveaux des organisations et des tiers collaborateurs. La détermination des rôles et la surveillance humaine dans les processus d’IA améliorent la traçabilité, permettent la prise de décisions éclairées et intègrent des mécanismes de recours éthique lorsque des erreurs ou des résultats défavorables se produisent.

Assurer la confiance des consommateurs et l’équité

Les principes de gouvernance de l’IA appuient l’engagement envers la transparence, l’équité et la responsabilisation. Des résultats explicables et une communication proactive avec les consommateurs favorisent la confiance parmi la
communauté des courtiers en général, leurs clients et les parties prenantes externes.

Soutenir les normes de déontologie et la collaboration des parties prenantes

En intégrant les principes de gouvernance de l’IA, les courtiers membres peuvent s’aligner sur leur mission de favoriser une culture éthique parmi leurs parties prenantes. Lutter contre les préjugés, veiller à la protection des consommateurs et promouvoir l’inclusion, ce qui renforcera l’engagement envers des pratiques éthiques en matière d’IA en collaboration avec les intervenants du secteur, les organismes de réglementation et les fournisseurs de solutions tiers.

Cas d’utilisation no 2 de la preuve de concept pour l’IA : recherche de couverture et analyse des lacunes assistées par l’IA

Exigences techniques

Modèles d’IA avec contexte sur les données comparatives sectorielles et les structures des polices

Interprétation des modalités, avenants et clauses des polices existantes

Intégration au SGC pour récupérer le profil du client, les informations sur l’exposition et les données sur les polices passées

Fonctionnalités de sécurité et de conformité des données pour protéger les informations des clients

Périmètre fonctionnel

Analyser les données soumises par les clients, y compris les expositions, le contexte commercial, etc.

Extraire et interpréter les modalités des polices existantes (p. ex., avenants, exclusions, clauses)

Comparer avec les modèles de couverture habituels et les indications sectorielles pour identifier les lacunes de couverture

Établir l’ordre de priorité des lacunes de couverture identifiées et fournir une justification fondée sur des considérations (p. ex., normes sectorielles, risque)

Recommander des produits et des options de couverture adaptés au profil du client et générer des résumés pour les discussions avec le client

Cas d’utilisation de la preuve de concept pour l’IA no 1 : intégration des clients et prise de données alimentées par l’IA

Exigences techniques

Intégration au SGC : Intégration au SGC pour la saisie et le stockage sécurisés des données

Intégration au ARS appliqué : Intégration au ARS appliqué pour activer la génération automatique de soumissions

Analystes spécialisés pour le renouvellement : Capacité d’analyse de documents pour 5 à 6 assureurs avec une grande précision

Cadre d’extensibilité : Architecture modulaire pour prendre en charge les améliorations futures et l’automatisation accrue

Périmètre fonctionnel

Robot conversationnel pour l’intégration des clients : Recueillir les renseignements des clients, répondre aux questions d’intégration et guider les utilisateurs dans le processus d’intégration

Collecte et stockage des données : Saisir et stocker les données recueillies directement dans le SGC du courtier

Traitement des documents : Permettre aux clients de téléverser des documents de renouvellement et extraire des données clés pour accélérer le processus d’intégration

Génération des soumissions : Générer des soumissions en fonction des informations recueillies