Le paysage de l’assurance canadienne change. Dans les marchés majeurs comme le Québec, les assureurs directs détiennent historiquement une position dominante dans les lignes personnelles, souvent parce qu’ils offrent une expérience client (CX) simplifiée et axée sur le numérique. Bien que les courtiers offrent la valeur irremplaçable de la défense des intérêts et du choix, ils ont souvent été entravés par des flux de travail manuels qui ralentissent le service.
Stratégie du CSIO : favoriser le « courtier moderne
Le Centre d’étude de la pratique des assurances (CSIO) comble ce fossé numérique en menant l’industrie vers une « super ultra-connectivité ». L’objectif est de dépasser le simple échange de données pour passer au traitement direct (STP). Cela signifie qu’une transaction initiée dans un BMS transite par la passerelle du CSIO et se termine instantanément dans le système de l’assureur, sans intervention manuelle.
Ce niveau de connectivité permet au réseau de courtage d’adopter les mêmes outils de haute efficacité utilisés par les assureurs directs, tels que :
- Libre-service 24/7 : Les recherches montrent que 35 % des transactions étudiées ont le potentiel d’être effectuées en libre-service par le client si les systèmes sous-jacents sont connectés.
- Cycles de traitement rapides : La connectivité peut réduire de moitié le délai d’obtention d’une soumission ou d’une police pour un client.
- Données précises en temps réel : En utilisant des API standardisées, les courtiers s’assurent que les informations client dont ils disposent sont toujours synchronisées avec les dossiers de l’assureur.
Le rôle de l’ACAC dans la stratégie et la défense des intérêts
L’Association des courtiers d’assurances du Canada (ACAC) a joué un rôle déterminant en soulignant l’urgence de ce virage. En suivant les tendances des parts de marché et en identifiant la « taxe de la double saisie » qui freine les courtiers, l’ACAC a aidé à aligner les priorités de l’industrie. Les courtiers qui soutiennent les assureurs et fournisseurs « connectés » créeront une incitation commerciale pour l’adoption des normes du CSIO.
En résumé
La stratégie du CSIO n’est pas qu’une question de technologie ; c’est une question de survie commerciale. Lorsque les courtiers parviennent à éliminer la perte de 5 à 10 % de leurs revenus causée par la double saisie pour réinvestir ce temps dans les relations clients et le marketing, ils ne font pas que maintenir leur part de marché — ils la font croître. Avec le CSIO qui fournit le cadre et l’ACAC qui assure la défense des intérêts, le réseau de courtage est mieux positionné que jamais pour rivaliser et gagner.